VIP RADIO ONLINE, Association parrainée par le journaliste HENRI SANNIER
Accueil
Contacts
Programmes
Blogs, Réseaux Sociaux
Partenaires
Interviews
Podcasts
News, Actualites
Info Consommateurs
Découvertes RVPB
 
 
 
 
 
 
 
 

INTERVIEW DE BERNARD STAMM

PHOTO

SON CV :

- 29 novembre 1963 : date de naissance
- lieu de naissance : Genève
- 29 août 1998 : date de naissance de ma fille
- 3 novembre 2001 : départ de la route du café

Bernard Stamm le vainqueur de l'Around Alone et recordman de l'Atlantique (New-York - Cap Lizard) en monocoque !

INTERVIEW DE BERNARD STAMM réalisée par Jérôme BENOIT :

- Vous avez participé au Vendée Globe 2000-2001 et avez dû abandonner au bout d'une dizaine de jours. Après une préparation physique et psychologique pour ce type d'aventure, vous avez dû abandonner au large du Cap Vert pour problèmes de pilote automatique. Comment avez-vous vécu votre abandon ?

Avant la course, nous avons juste eu le temps de finir de préparer assez le bateau pour partir, je n'ai donc pas suivi du tout de préparation physique ou psychologique spéciale. L'unique moteur étant la motivation. Lors de mon abandon, le principal était de mettre le bateau et le skipper en sécurité, chose qui a duré trois jours. Quoiqu'il arrive, il y a toujours quelque chose de bon à tirer. C'est important pour ne pas refaire deux fois les mêmes erreurs.

- Vous avez à la suite de cet abandon réagi, vous avez réparé votre monocoque Armor Lux avec vos propres moyens, comment vous vous y êtes pris pour le préparer au Record de l'Atlantique ?

Il y avait un nouveau moteur de pilote à installer, l'axe de barre a été réparé provisoirement et il y avait un peu de casse sur les chandeliers. Ces travaux ont été faits au Cap Vert. Ensuite, à New York, tout le matériel spécifique au Vendée Globe a été débarqué pour alléger le bateau et c'est tout.

Une fois le bateau prêt en à peu près 1 mois et demi environ et une envie de gagner, vous vous préparer à battre le Record de l'Atlantique (New-York - Cap Lizard) qui était détenu par Bob Miller.

- Expliquez-nous comment fait-on pour convoyer son bateau des côtes Françaises à New-York ?

Déjà nous ne l'avons pas convoyer depuis les côtes françaises, le bateau était déjà au Cap Vert. Ensuite depuis ces îles , il a suivi la route des Alizés jusqu'en Guadeloupe puis nous avons quasi fait la route directe jusqu'à New York. Nous avons fait cet itinéraire pour des raisons pratiques. En gros, cela se résume à faire le tour de l'anticyclone des Bermudes pour chercher les vents portants.

- Comment ça marche pour trouver des sponsors ? Est-ce une tâche de longue haleine en écrivant des dossiers de presse administratifs, etc…

C'est très long et si j'avais le secret, je n'aurais plus de problèmes financiers

- Vous avez tenté ce Record de l'Atlantique et vous l'avez battu ! Qu'est-ce que cela à été pour vous et vos 3 coéquipiers (Lebas, L'Ollivier et Scheeck) ?

Pour mes coéquipiers, il faudrait leur demander à eux. Pour moi, c'était une bonne occasion de ramener le bateau en Europe en essayant quelque chose. C'est aussi une satisfaction de voire que tout le travail effectué était bien pensé.

- Ce record était difficile à battre. Vous vous êtes imposé en 8 jours 20h 55 min et 35sec. Le bateau avait-il nécessité une préparation différente de celle d'une Transat pour battre ce record ? (ex : Voile renforcée,etc…)

Pas de moyen, pas de préparation spéciale

- Vous avez battu aussi le record de vitesse en 24h entre le 31 janvier et le 1er février 2001, il a été homologué le 9 avril 2001, vous avez parcouru 467,70 milles nautiques avec une moyenne de 19,49 nœuds par heure. C'est une très bonne performance ! Qu'en pensez-vous ?

Je pense qu'on peut aller plus vite et que la même vitesse peut-être obtenue par un skipper en solitaire, parce que dans notre cas, nous nous sommes rendu compte qu' après trois jours que nous l'avions battu et le pilote à barré pendant les 24 heures entières.

- En équipage, à 4 sur un bateau, comment se passe la vie à bord pendant 8 jours ?

On se croise, on se bouscule, on se marche dessus, on travaille ensemble, on dort à tour de rôle, l'unique but étant d'aller le plus vite possible.

- La voile est-elle une passion pour vous depuis votre plus jeune âge ?

La voile fait partie des défis que je me lance avec passion et ce, effectivement depuis très longtemps

- Comment avez-vous réussi la 1ère fois à trouver des sponsors avant d'être célèbre dans le monde de la voile et pour acquérir votre 1er bateau ?

Les critères qui peuvent motiver un sponsor potentiel ne s'arrêtent heureusement pas au seul fait d'être célèbre. La première fois qu'un sponsor à participer à un de mes projets, c'était à hauteur d'un tiers du budget et je n'ai pas acheté mon bateau mais je l'ai construit.

- Etes-vous déjà passé au Multicoque ou y avez-vous pensé comme le font beaucoup de marins à l'heure actuelle (ex : Michel Desjoyeaux, Yves Parlier) ?

Je ne crois pas qu'on passe au multicoque. Pour moi ce n'est pas un aboutissement de naviguer en multicoque. C'est simplement une discipline de la voile différente. J'ai déjà fait un peu de multicoque, j'en referais sûrement, mais pour l'heure, comme j'ai un monocoque qui prend tout mon temps…

- Après avoir gagné l'Around Alone, participerez-vous à la Transat Jacques Vabre en novembre prochain ?

oui j'y participerai

- Quels sont vos projets à venir ?

Le circuit de régates prévus pour les monocoques de 60 pieds

- Le Record de l'Atlantique vous étant dû, allez-vous vous attaquer à d'autres records ?

Actuellement je détiens ce record, mais il ne m'est pas dû. Le but de toute compétition étant de se mesurer à d'autres concurrents, l'idéal serait de continuer à battre des records, mais en course.

© Tous droits protégés et copyright